Aguarda que te unten, Caprice nº 67 - Eau-forte orig. de Goya - Éd. 1937
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Aguarda que te unten, Caprice nº 67 - Eau-forte orig. de Goya - Éd. 1937

650,00 €
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Cette édition a été réalisée par Rupérez à la Calcografía Nacional pour le Ministère de l'Instruction Publique en 1937, pendant la guerre civile espagnole. Dimensions de la planche : 21,4 x 15,1 cm. Dimensions de la feuille : 38 x 28,5 cm. La présente gravure porte le numéro 19 au dos. Elle porte un timbre en relief avec les initiales « CN » entourées d'une bordure où l'on peut lire : Calcografia Nacional Ministerio de Instrucción Pública. Cinq séries, numérotées de 1 à 5, ont été dédiées à Staline, à Mme Eleanor Roosevelt et au président républicain Azaña, président de la République ; deux séries sont restées introuvables. Quinze séries numérotées de 6 à 20, sur papier Japon impérial, ont également été émises. Il semble que peu après le déclenchement de la guerre civile espagnole, toutes les plaques de cuivre de Goya devaient être envoyées à Paris en vue d'y être imprimées. L'œuvre fut finalement réalisée à la Calcografía. L'une des premières séries, parue en 1937, fut offerte par l'ambassade d'Espagne à Londres au Victorian and Albert Museum, où elle fut exposée. Thomas Harris affirme que cette édition est très bien imprimée. État : En bon état. Elle présente de légères taches de rouille, dont une ou deux affectent l'image, comme le montrent les photographies. « Aguarda que te unten » (Planche 67 de Los Caprichos). Cette estampe correspond au groupe thématique « Diables et sorcières ». Goya aborde ce thème à travers la représentation du vol du bouc. Goya connaît bien les aspects liés à la sorcellerie, mais les aborde avec une perspective éclairée, les soumettant à la critique par une attitude ironique. Le protagoniste veut voler et possède encore un pied humain. En démonologie, l'onguent agit sur les protagonistes et ils s'envolent. Mais comme il n'y a pas d'effet, ceux qui l'appliquent peuvent s'envoler, et il n'y a pas de compromis possible, comme le prétend Goya dans cette image. Ce Caprice, comme la plupart des autres tableaux présentant des scènes de sorcellerie, contient des allusions satiriques contre l'Église, ses dogmes, ses mystères, et surtout contre les ordres religieux. Les Caprichos sont avant tout une satire conçue comme un moyen de combattre les vices des hommes et les absurdités du comportement humain. En simplifiant la série, on peut regrouper les gravures autour de quatre thèmes majeurs, tous incontestablement critiques. Dans le premier, il aborde la tromperie dans les relations entre l'homme et la femme : la cour, pratique courante selon laquelle l'homme moderne, occupé par ses diverses occupations, permettait à sa femme d'être accompagnée lors de ses sorties par un homme important ; la prostitution qui dénigrait et exploitait la condition des deux sexes ; et les mariages inégaux ou de convenance, pratique courante à son époque et critiquée par les Lumières. La satire de la mauvaise éducation et de l'ignorance, fruit d'une préoccupation éclairée sur ce sujet, se reflète dans les Caprices qui montrent les conséquences d'un enseignement erroné chez les enfants ; les fausses croyances et superstitions engendrées par l'ignorance ; et la sorcellerie comme manifestation suprême du manque d'éducation et de la superstition. La condamnation des vices enracinés dans la société, et particulièrement dans le clergé, a également sa place : vanité, gourmandise, paresse, luxure ou cupidité nous sont présentées de manière caustique dans un autre groupe d'estampes. Enfin, d'autres Caprices révèlent leur protestation contre les abus de pouvoir : l'Inquisition, l'arrogance des classes dirigeantes, l'exploitation du peuple et les injustices de la loi.
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« Aguarda que te unten » est la planche nº 67 de la série Les Caprices de Francisco de Goya (1746-1828) : un sorcier retient par la patte un bouc qui tente de s'envoler, tandis qu'une sorcière attend à côté, près du bol d'onguent. La série de 80 planches, publiée en 1799, est la grande satire de Goya sur les vices, les abus et les superstitions de la société espagnole de son temps.

Exemplaire de l'édition tirée par Rupérez à la Calcografía Nacional en 1937, en pleine guerre civile, pour le ministère de l'Instruction publique. Cinq séries numérotées de 1 à 5 furent dédiées à Staline, à Eleanor Roosevelt et à Manuel Azaña, président de la République, deux d'entre elles restant sans attribution ; quinze séries numérotées de 6 à 20 furent en outre émises sur papier Japon impérial. Cette gravure porte au dos le numéro 19. L'une des premières séries tirées en 1937 fut offerte par l'ambassadeur d'Espagne à Londres au Victoria and Albert Museum, où elle fut exposée. L'estampe porte le timbre sec de la Calcografía Nacional, les lettres CN entourées de la légende « Calcografía Nacional Ministerio de Instrucción Pública ». Thomas Harris indique qu'il s'agit d'une édition très bien gravée.

Technique : eau-forte et aquatinte sur papier Japon impérial
Dessinateur : Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Graveur / lithographe : Francisco de Goya
Date : planches gravées v. 1797-1799 ; tirage de 1937
Provenance : Calcografía Nacional, Madrid. Édition de 1937 du ministère de l'Instruction publique, série nº 19, avec timbre sec
Dimensions : cuvette 21,4 x 15,1 cm ; feuille 38 x 28,5 cm
État : papier jauni, avec quelques points sombres épars dans les marges ; cuvette bien marquée

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